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Guide de la photo panoramique par assemablage : la mesure de la lumière.

 

 




Par assemblage
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Résumé

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Le Matériel
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Têtes panoramiques
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Les préparatifs
Mesure de la lumière
  Mesure générale
Mesures ponctuelles
Temp. de couleurs

Prise de vue
Les retouches
Les distorsions
L'assemblage
Les logiciels
Destination finale
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LA MÉTHODE PAR ASSEMBLAGE   V / XI :  LA MESURE DE LA LUMIÈRE


 

Voilà peut-être la partie la plus délicate qui se réalise en trois étapes car il faut mesurer la lumière en quantité - deux étapes - et en qualité - balance des blancs -. La photographie panoramique par assemblage ressemble souvent à la photo panoramique par rotation et pour ceux qui voudraient aller plus loin sur ce sujet, je vous invite à lire l'article que j'ai écrit sur le maquillage à la prise de vue au Noblex - Sur la Méthode - FaQ - Comment maquiller à la prise de vue -.

 

 

Mesure générale
Mesure matricielle ou multizones.
Spotmètre Minolta


Mesure Multi-zones ou spot : Découpage d'une cellule intégrée en cinq zones qui seront analysées par un microprocesseur puissant ou bien le spotmètre Minolta, très précis avec sa mesure de seulement 1°.

Pour la réaliser on peut se servir des cellules intégrées aux appareils photo dont certains modes, appelés mesure matricielle, ESP, multizones, etc. fonctionnent plutôt bien dans ce cas, du moins si l'on photographie en Jpeg. Ils ont, en effet, tous une fâcheuse tendance à la sous exposition. Je dis fâcheux car, tout se complique si l'on travaille, comme je le préconise, en RAW.
Si c'est une nécessité en Jpeg afin de ne pas surexposer définitivement les hautes lumières, c'est tout à fait inapoprié en RAW. Ne pas hésiter à surexposer dans ce cas; et selon les boîtiers cela peut aller de 1/3 de diaph. à 2 diaphs. ! Dans un premier temps il s'agit donc de faire une moyenne générale sur l'ensemble du champ qui donnera un couple temps de pose / ouverture de diaphragme de référence. Pour cela, je prends toujours une mesure et une photo pour analyser l'histogramme dans la zone la plus claire puis la plus sombre de la scène photographiée. S'il y a un écart important entre la droite et la gauche de la photo par rapport à cette moyenne, il est important de le noter pour savoir quelle zone on va privilégier.

  • Si vous photographiez avec un appareil photo numérique - APN - t en Jpeg ou de la diapositive, le choix de l'exposition finale se fera en fonction des hautes lumières qui ne doivent surtout pas être " cramées ". En effet, quand les hautes lumières ont été surexposées elles sont irrattrapables ensuite, et évidemment, plus tôt si l'on travaille qu'en Jpeg en qu'en Raw. Même si ce seuil est repoussé en Raw, parfois sensiblement, le principe reste le même qu'en Jpeg. Si les zones à l'ombre ne sont pas assez exposées, on pourra toujours rattraper tout ou partie avec les logiciels de retouches photo. Cela dépendra principalement de la qualité du capteur de l'APN ou du scanner à diapos.
  • Si vous photographiez en négatifs - couleurs ou N&B - il faudra exposer pour les ombres et éventuellement développer pour les lumières afin de faire des rattrapages. A l'inverse de la diapo, s'il n'y a pas assez d'informations sur la pellicule par manque d'exposition, on ne pourra l'inventer !

A ce stade il est important d'éviter de mesurer les zones qui manifestement sont beaucoup plus ou beaucoup moins lumineuses que l'ensemble de la scène, car cela pourrait tromper la cellule. Il faut par exemple éviter de mettre une source très lumineuse dans le champ de la cellule comme un lampadaire ou le soleil.

Une fois que l'on tient son temps de référence, il est important, si l'on souhaite réaliser une belle exposition et si l'on a le temps - enfin c'est vous qui voyez quels sont vos objectifs - de réaliser une mesure plus précise pour tenir compte des différences de contraste locales. C'est ce que j'expliquerai prochainement.

 


E
n savoir plus...

La mesure de la lumière, les cellules intégrées ou indépendantes et les Systèmes. A venir...

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Mesures locales - différences de contraste -

 

Fenêtre de contrôle de l'exposition d'un appareil photo reflex


Fenêtre de contrôle d'un Nikon D1X

 

En extérieur

A part par temps couvert ou de brouillard, dès que l'on photographie un champ très large comme c'est le cas en photographie panoramique, on note très souvent qu'il y a des différences de contraste importantes entre la partie droite et gauche de l'image. Pour schématiser, l'une se trouvera au soleil et l'autre à l'ombre.
En photographie panoramique par assemblage, un vieil adage - oui déjà vieux !!! - dit qu'il faut exposer toutes les photos avec le même temps de pose pour qu'il n'y ait pas de différence de luminosité du ciel visible entre deux images, par exemple. L'exposition se fait donc forcément en mode manuel. Or certains logiciels sont aujourd'hui capables d'harmoniser des petites différences de luminosité et beaucoup plus rarement d'importants écarts comme avec Autopano pro. Il sera donc possible, dans ce cas, de faire des corrections d'1/3 de diaph. sur certaines vues. Le cas de figure le plus simple est donc celui où la partie droite ou gauche de la photo se trouve au soleil et inversement à l'ombre. Sur une dizaine de photos et en apportant une correction d'exposition de 1/3 de diaph. entre chaque vue de faire une correction globale de près de trois diaphragmes. En plein soleil cela s'avérera nettement suffisant dans bien des cas. Il ne sera même pas toujours nécessaire de faire des corrections aussi importantes.

 

Changement d'exposition durant la rotation de l'appareil photo en photo panoramique par assemblage

Exemple de corrections d'exposition pendant la rotation : correction 1,1/3 de diaph.

Sans obligatoirement utiliser une cellule indépendante type spotmètre, on pourra utiliser la mesure spot, s'il y en a une, de l'appareil photo. Non seulement la mesure sera plus précise mais en plus on pourra vraiment vérifier que l'on ne surexpose pas les lumières dans une partie importante de l'image où il faut garder de l'information à tout prix. La seule chose qui soit irrattrapable avec les logiciels de retouche photo est la surexposition en diapo ou avec les APN. Il faut donc être vigilant.

 


Remarque...

Quand je travaillais en argentique, j'utilisais tout le temps un spotmètre pour réaliser ma mesure de la lumière. Je dois avouer que je n'utilise plus pour faire des visites virtuelles car l'analyse de l'histogramme et l'affichage en surbrillance des lumières surexposées sur l'écran arrière des appareil numérique me convient parfaitement.

 

En intérieur

Dans un autre cas de figure, fréquent également puisque en intérieur, il y aura de gros écarts entre la pièce et les ouvertures - fenêtres, portes etc. -.
La procédure sera assez différente. Il s'agira de réaliser une première série de photos pour l'intérieur de la pièce et une autre série pour les ouvertures - mesurées au spotmètre -. Le travail d'harmonisation se fera ensuite dans un logiciel de retouches d'images avant d'envoyer les images correctement préparées dans le logiciel d'assemblage.
Il s'agit de " coller " ensemble l'exposition correcte de la fenêtre sur l'image correctement exposée de l'intérieur de la pièce grâce à un calque. C'est plus simple à dire qu'à faire parfois ! Je dirais plutôt long que difficile, tout de même. Cette méthode est décrite en détail dans mon assemblage du n° 17 du Cahiers du Designer chez Eyrolles " Photos panoramiques par assemblage ".



En savoir plus...

Comment maquiller à la prise de vue avec le Noblex ou un appareil rotatif.

 

 

Température de couleur et balance des blancs
Balance des blancs sur un APN


Balance des blancs : Il est indispensable de choisir une température de couleur donnée pour toute une série de photos. Si nécessaire, faire une balance des blancs.

Problématique avec des pellicules, la gestion de la température de couleur des photos est énormément facilitée par la balance des blancs des appareils photo numériques.
En photographie argentique, le photographe a le choix parmi deux grandes familles de pellicules couleurs : les pellicules lumière du jour et les pellicules lumière artificielle. Selon qu'il va travailler en intérieur ou en extérieur, il optera pour l'une ou l'autre catégorie. Mais même s'il opte pour une pellicule lumière artificielle, la variété des éclairages en intérieur l'obligera le plus souvent à avoir recours à un thermocolorimètre pour mesurer exactement la température de couleur de la lumière qui éclaire son sujet. Grâce à un jeu de filtres appropriés, il pourra corriger tout ou partie des défauts d'un éclairage particulier.
Ce problème est réduit a une simple balance des blancs avec un APN, quelle soit mesurée ou choisie parmis des réglages prédéfinis (soleil, ombre, ciel couvert, tungstène, halogène etc.). Je conseille vivement de la choisir ou la mesurer en intérieur donc de désactiver la balance des blancs automatique. En effet, quand on tourne autour du sujet, les proportions de couleurs du sujet changent et peuvent tromper la cellule - d'autant plus que l'on photographie en Canon plutôt qu'en Nikon selon mon expérience -. Donc, comme pour la mesure de la lumière, en colorimétrie il est préférable de travailler en mode manuel ou prédéfini pour que la balance des blancs reste identique sur toutes les photos à assembler.



Note

Une fois encore, toutes ces remarques ne sont plus valables pour un logiciel d'assemblage - Autopano Pro - qui, de façon tout à fait remarquable, se joue des différences d'exposition et/ou de couleurs lors de l'assemblage. C'est très impressionnant !


De jour ou plus généralement en extérieur, il faut absolument désactiver aussi cette balance des blancs et, soit faire une mesure, soit indiquer si on a le choix, une température de couleur précise autour de 6500 K. Sans chercher à éliminer toute dominante, il est ainsi possible de corriger de gros écarts entre le sujet et la sensibilité du capteur.
Enfin, notez que si vous photographiez en Raw, tout ce qui vient d'être écrit n'a plus beaucoup d'importance car, quelque soit la température de couleur à la prise de vue, il suffit d'ouvrir en même temps tous les fichiers Raw d'une série avec le logiciel de dématricage et de synchroniser la même valeur de la balance des blancs pour toutes les photos. C'est bien pratique si l'on l'a oublié à la prise de vue. Entre parenthèse, c'est encore un des gros avantage du format Raw!

 

 
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