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Par visite virtuelle * |
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LA RÉALISATION DE VISITES VIRTUELLES II / X : LE MATÉRIEL PHOTO
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Voici
une liste représentative du matériel photo nécessaire
à la réalisation spécifique d'une visite virtuelle. Celle-ci
peut évoluer selon vos projets, vos contraintes ou vos moyens
bien entendu et vos envies. Certains veulent réaliser des visites virtuelles léchées d'intérieurs ou d'extérieurs mais d'autres voudront plutôt les réaliser au coeur de l'action...
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L'appareil photo
Autant il est encore possible de faire de la photographie panoramique par assemblage classique avec un appareil photo argentique en scannant ses diapositives ou ses négatifs, autant il est indispensable de posséder un appareil photo numérique pour réaliser une visite virtuelle. Une des contraintes majeure de la visite virtuelle étant de devoir prendre, dans le meilleur des cas, toute une scène sur 360° × 180°, il est vivement conseiller d'utiliser le plus grand angulaire possible afin de n'avoir prendre qu'un minimum de photo. Donc un reflex numérique surmonté d'un objectif fish-eye circulaire ou plein format est tout à fait approprié. Mais bien entendu, n'importe quel appareil photo numérique fera
l'affaire, même compact; certains permettant en effet de visser un complément optique sur le petit zoom intégré afin d'agrandir l'angle de champ. S'il est possible de monter une sphère complète avec deux photos circulaires - en théorie - avec un 35 mm il en faut plus d'une cinquantaine ! C'est forcément plus long à la prise de vue et à l'assemblage...
Comme
nous le verrons dans les différentes pages de ce
guide, il est donc recommandé que
l'appareil photo numérique possède :
- Un mode d'exposition
manuel ou un système de compensation de l'exposition
- Un pas de vis pour le fixer à
un pied dans l'axe de l'objectif. Cela permet à la tête panoramique sphérique d'être moins encombrante.
- Une carte mémoire de suffisamment
grande capacité si c'est un APN.
- Une balance des blancs débrayable
en mode manuelle.
Et
il est très utile qu'il ait :
- Un écran orientable;
- Une résolution supérieure
ou égale à 6 Mo de pixels si vous faites peu de photos. 8 à 10 Mo étant idéaux.
- Une griffe porte flash pour le niveau à bulles.
L'objectif
Pour monter une visite virtuelle complète on a donc besoin de prendre en photo absolument toute la scène. Soit on le fait laborieusement avec un objectif standard, soit on utilise un objectif grand angulaire - de 35 à 14 mm - voire un fish-eye, cette dernière catégorie se séparant encore en deux voire trois : le fish-eye plein format - équivalent 15mm fish-eye en 24 × 36 -, le fish-eye circulaire - équivalent 8 mm en 24 × 36 - et, parce que c'est possible quelque chose entre les deux si on monte du Nikkor 10,5 mm DX (format APS) sur sur boîtier Canon 5D (format 24 × 36) et on obtient alors un champ de 220° environ.
On peut utiliser un objectif de marque propriétaire ou d'une marque tierce car certaines grandes marques sont encore dépourvues de fish-eye dans certains format de capteurs. Mais nous développerons tous cela en détail sur la page consacrée aux préparatifs de la prise de vue et notamment du choix de l'objectif.
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Objectif 14 mm |
Objectif 15 mm |
Objectif 8 mm |

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se singularise par sa colonne centrale inclinable sur 15°.
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La
procédure de prise de vue évoquée
page précédente semble rendre l'usage d'un trépied
indispensable quand l'on souhaite être
rigoureux, donc productif. Même les photographes qui travaillent en pleine action utilisent au moins un monopode pour prendre les deux, ou mieux, trois photos dont ils auront besoin. Il ne s'agit plus d'assembler des photos les unes à côté des autres mais bel et bien de les assembler sur une sphère complète. Chaque photo est alors liée à au moins quatre photos, sur les côtés mais également au dessus et en dessous. Or si l'on veut une qualité d'assemble parfaite pour éviter les retouches, la rigueur du positionnement de l'appareil photo pendant la rotation est particulièrement la bienvenue.
Tout
trépied peut évidemment convenir mais
il peut être utile qu'il soit placé très
proche du sol dans certains cas ou bien encore à
une hauteur importante et enfin assez stable.
Les têtes sphériques ainsi que les boîtiers utilisés ne sont en général pas très lourds. Dans bien des cas on se contentera de celui que l'on
possède ! Pour leurs possibilités de réglages
et leur rapport qualité / prix, les trépieds Manfrotto sont très intéressants
et pour leur qualité tout court, les trépieds Gitzo en carbone sont de merveilleux outils car
légers et rigides.
Il est intéressant de noter qu'il existe une nouvelle génération de trépied dont la colonne centrale est légèrement inclinable. C'est le cas des modèles Gitzo LVL ou en rajoutant une colonne spéciale chez Manfrotto - 555B et 556B - Cela s'avère particulièrement pratique lors de la mise à niveau de la tête panoramique car les 15° d'inclinaison dans toutes les directions permettent de rattraper pratiquement n'importe quelles situations en un tour de vis. Nous allons voir cela maintenant par le détail.

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Niveau
à bulle ou embase de mise à niveau |
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Comme on photographie la sphère entière, la mise à niveau précise de la tête n'est pas indispensable. Les erreurs pourraient en effet être rattrapées à l'assemblage. Mais pourquoi ne pas le faire dès maintenant ?
Le niveau classique, double-axes ou rond
Voici trois niveaux à bulle classiques que l'on peut avoir toujours avec soi et qui sont, surtout s'ils sont double-axes dans le cas d'une utilisation sur trépied et rond sur un monopode, très pratiques à utiliser. On le place dans la griffe porte-flash, directement sur la base de la rotule ou encore fixé sur le monopode et le tour est joué !
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La platine 338 Manfrotto
Cette platine a pour elle d'être extrêmement pratique sur le terrain car elle possède deux qualités essentielles : la précision et la rapidité de mise en oeuvre. En revanche elle est lourde et encombrante.
Les colonnes 555B et 556B Manfrotto
Cette colonne centrale - deux références selon le trépied de destination - adaptable sur pratiquement toute la gamme des trépieds Manfrotto a la particularité de posséder à son sommet une demi-boule de mise à niveau ainsi qu'un niveau à bulle. En desserrant la vis de serrage à la base de la colonne, on peut incliner la rotule ou la tête panoramique vissées dessus sur 15%. J e n'ai rien trouvé de plus pratique que la colonne centrale inclinable des trépieds Gitzo LVL ou, comme cette nouveauté Manfrotto. pour mettre rapidement à niveau la tête panoramique.
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se singularise par sa colonne centrale inclinable sur 15°.
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Colonne Manfrotto 555B ou 556B et sa demie boule de mise à niveau. |

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La
tête panoramique sphérique |
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Mais qu'est-ce donc qu'une tête panoramique sphérique et quelle différence avec une tête panoramique classique ? c'est en fait une tête panoramique qui possède un axe d'inclinaison sur un bras vertical afin de pouvoir orienté l'appareil dans toutes les directions, toujours autour de la pupille d'entrée de l'objectif. Si ce bras peut également se retourner sur 180°, il sera même possible de photographier le nadir sans voir le trépied et cela quelque soit le temps de pose utilisé. Elles sont constituées :
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D'une embase tournante non seulement graduée sur 360° mais mieux encore, crantée tous les XX degrés selon les besoins afin de tourner du nombre de degrés précis dont on a besoin entre deux photos consécutives. Le nombre de degrés dépend bien entendu de la focale utilisée en tenant d'un recouvrement de 25/30%.
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D'une platine horizontale coulissante et graduée, pour faire coulisser la pupille d'entrée de l'objectif au dessus de l'axe de rotation de l'embase pour les têtes sphériques.
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D'un bras vertical surmonté d'une platine inclinable sur +/- 180°.
- D'une autre platine coulissante pour faire avancer ou reculer la pupille d'entrée de l'objectif au dessus de l'axe de rotation.
A ce récapitulatif s'ajoute quelques remarques :
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Il existe, contrairement aux têtes cylindriques, de nombreux modèles sphériques sur le marché des têtes panoramiques : Manfrotto 303 SPH, Nodal Ninja, Novoflex-VR Pro, 360 Précision, Kaidan, Panosaurus, etc.
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Ces modèles sont souvent très peu encombrant mais ne supportent guère que de petits boîtiers numériques comme les Canon 450D, 40D ou encore Nikon D60, D80, D300. Même dans le cas de la tête manfrotto 303 SPH.
- Tous ne peuvent pas photographier le nadir sans voir le trépied.
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Manfrotto 303 SPH |
Nodal Ninja |
Devant la multiplication, dans l'univers de la photographie panoramique par assemblage, de cet accessoire spécifique et tellement indispensable, je consacre maintenant une page spéciale aux têtes panoramiques, juste page suivante.
Si les plus connues sont les têtes panoramiques Manfrotto de la série 303, elles se partagent maintenant le marché avec les têtes Nodal Ninja, Kaïdan, Panosaurus, 360 Précision, Novoflex-VR, etc...
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Les
cellules indépendantes |
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Si
l'on peut se contenter sans gros problème de
la cellule intégrée à l'appareil
photo pour faire la mesure générale,
il peut être bien utile de mesurer certaines
différences de contraste avec précision.
Même s'il est vivement conseillé de faire
les prises de vues en mode manuel afin que
toutes les photos reçoivent la même quantité
de lumière, certains logiciels harmonisent
sans problème des petites différences
de luminosité entre deux vues consécutives.
Un peu comme avec le Noblex et sa cellule Panolux. Il est ainsi
possible de faire de légères corrections
pour harmoniser la partie droite et gauche de la photo.
Si le soleil se trouve sur notre droite, les sujets
de gauche se retrouveront en plein soleil et ceux
de gauche à l'ombre puisque l'angle est souvent
supérieur à 150° en photo panoramique.
En faisant de légères corrections d'exposition
pendant la prise de vue, il sera possible de sous
exposer légèrement la partie au soleil
et inversement. Il faut simplement veiller à
ne pas dépasser des corrections de plus d'1/3
de diaph. entre deux vues. Personnellement, en 360° × 180°, j'évite tout de même !
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Le
déclencheur à distance
Lorsqu'on
s'est donné du mal à promener un lourd
trépied et mettre tout à niveau pour
réaliser une belle visite virtuelle, autant éviter
les flous de bouger !
Dans certaines situations c'est même presque
indispensable : trépied en hauteur par exemple,
temps de pose longs, ou encore sur un D 70 Nikon qui ne possède ni relevé de miroir
ni retardateur pratique. Cela
peut se présenter sous la forme d'un déclencheur
souple, d'une télécommande à
fil ou encore d'une télécommande sans
fil infrarouge. Dans la pratique, je privilégie les télécommandes filaires car elles fonctionnent toujours, quelque soit le niveau d'ensoleillement.
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Il
n'y a aucune contre-indication à utiliser
des filtres à la prise de vue si ce n'est
avec le polarisant, car bien souvent l'angle
de champ photographié étant tellement
large, il pourrait y avoir une grosse disparité
entre les deux côtés d'une photo
assemblée. L'effet maximum d'un tel filtre
étant maximal dans la portion de ciel
qui fait un angle de 90 ° avec le soleil.
Des essais vous en diront davantage.
Cependant, beaucoup d'objectifs fish-eye ne permettent pas de fixer un filtre, du moins par l'avant.
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S'il
offre la possibilité d'être orienté
vers le plafond ou sur le côté - donc en intérieur - le flash
ne provoquera pas d'ombres portées qui pourraient
nuire à la qualité de l'assemblage final.
Il est donc tout à fait possible de l'utiliser.
En extérieur, de jour, on pourrait tout aussi
bien s'en servir en direct pour déboucher une
ombre. Peut-être aura-t-on intérêt
alors à faire en sorte que le sujet débouché
ne se trouve pas sur une zone de raccord.
Le principal soucis du photographe étant que
deux images successives soient identiques pour faciliter
les raccords et donc qu'il n'y ait pas d'ombres portées
différentes. Un bon moyen serait alors de ne
pas placer son flash sur la griffe de son appareil
mais de le tenir à la main et toujours dans
la même direction quand on photographie une
zone donnée. Aujourd'hui, de plus en plus de
systèmes fonctionnent sans fil et avec plusieurs
flashs. Très pratique ! Pour le reste, on sera
confronté en extérieur aux problèmes
classiques de l'usage d'un flash, c'est-à-dire
sa portée maximale. 
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