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Par visite virtuelle * |
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LA RÉALISATION DE VISITES VIRTUELLES IV / X : LES PRÉPARATIFS...
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Reste maintenant à préparer la prise de vue ce qui oblige à prendre un certain nombre de décision d'ordre esthétique et bien plus terre à terre... C'est en effet maintenant que ce décide le point de vue de la future visite virtuelle, que se réalise la mise en place du boîtier à la pupille d'entrée ainsi que la mise à niveau de la rotule ou encore se décide la profondeur de champ à adopter....
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Choix
du point de vue
Dans une visite virtuelle, on montre toute une scène. Il n'y a donc pas d'autres choix de cadrage que le seul point de vue. J'ai donc deux remarques à partager :
- Il est préférable de ne pas toujours se placer au centre d'une pièce car c'est ennuyeux à la longue. Varier les points de vue permet aux visites virtuelles d'offrir un "mouvement" différent à chaque fois.
- Le choix du sujet et de la lumière est peut-être encore plus primordial - si c'est possible ! - qu'en photo classique.
Voilà bien là les seuls points où le photographe redevient un peu photographe et non seulement un technicien rigoureux !
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Même si le choix d'un D80 ou D300 est encore plus approprié, le choix du 10,5 mm FE Nikkor est un excellent choix car permet de monter une sphère avec huit photos seulement.
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Choix
de la focale
On sait maintenant que la seule incidence du choix de la focale se fera sur le nombre de photos que l'on aura besoin de prendre pour monter une sphère complète. Cela varie de deux photos prises avec un fish-eye circulaire à des centaines avec un téléobjectif. Avec un petit grand-angle comme le 35 mm, il faut tout de même 52 photos ! Avec un fish-eye plein format comme le 10,5 mm DX Nikon monté sur un D300 ou D80, il ne faut plus que 8 photos, 6 pour le cylindre et deux pour le sol et le plafond. Cela permet d'aller vite et d'avoir tout de même pas mal de pixels sous la main. Avec un 17 mm par exemple, toujours en équivalence 24 × 36, il faut maintenant 18 photos. Deux rangées de huit photos, orientées vers le haut puis vers le bas et toujours nos deux photos pour le zénith et le nadir, etc.
Combien
d'images ?
Le
nombre d'images dépend bien sûr de la
focale de l'objectif et de la position de l'appareil
photo, horizontale ou verticale, ainsi que du recouvrement
que l'on décidera. Celui-ci, je le répète,
devra tourner autour de 25 - 30 %, c'est-à-dire
que chaque image aura en fait une largeur " utile
" de seulement 50 % environ ( 100 % - 2×25
% ). Il ne doit pas dépasser 50 % pour d'évidentes
raisons mais n'a finalement pas tant d'importance
que cela. Personnellement, quand je prépare
mon découpage mentalement avant la prise de
vue, je veille à ce que les parties importantes
de l'image se recouvrent plutôt au milieu d'une
image qu'en plein raccord. Donc au besoin je fais
une ou deux photos supplémentaires ou un recouvrement
plus important entre deux images.
Il n'est pas important que TOUS les recouvrements
aient exactement le même pourcentage.
Si jamais, dans ces conditions, l'image finale s'étend
plus que prévu, il sera très facile
de la recadrer ensuite avec Photoshop ou autre.
Une
formule toute simple peut donner une idée du
nombre d'images que l'on devra prendre selon l'image
finale voulue :
N = 360 / ( 60 / 100 × ADCO *)
N = nombre d'images à
réaliser;
A = angle de champ du panorama;
* ADCO = angle
de champ de l'objectif ( HFOV en anglais ).
* : Cet angle de champ est l'angle réel
de l'objectif. Donc soit dans le sens de la
largeur si l'appareil est en position verticale
( appelée aussi position portrait ),
soit dans le sens de la longueur si l'appareil
est en position horizontale ( appelée
aussi position paysage ).
Attention,
les catalogues indiquent presque toujours
l'angle de champ dans sa diagonale. Une règle
de trois permet très facilement de
retrouver l'angle recherché :
ADCO =
AO × L ou H / DF
ADCO = angle de champ
utile de l'objectif;
AO = angle de champ donné par le fabricant
pour un objectif donné et une focale
donnée;
L ou H = largeur ou hauteur du format du film
ou du capteur;
DF = diagonale du format du film ou du capteur.
Exemple dans le cas d'un
objectif de 15 mm FE en format 24x36 :
ADCUO
= 180 °× 24 ou 36 / 43,27.
ADCO = 100 ° si l'appareil
est en position portrait;
ADCO = 150 ° si l'appareil est en position
paysage.
Pour en finir avec les
exemples et toujours dans notre cas, si l'on
veut obtenir un panorama de 360 ° avec
un objectif de 15 mm mis en position portrait,
on devra faire environ :
N = 360
° / ( 50 / 100 ×100° )
soit
N = 6 images.
C'est effectivement le nombre de photo dont on aura besoin pour réaliser le tour de la sphère. Il faudra également penser à prendre une septième photo pour le zénith et une huitième pour le nadir.
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Pourquoi
au moins 20% de recouvrement ?
Il
faut, bien sûr, que le logiciel ait suffisamment
de matière première pour reconnaître
les parties communes de deux clichés consécutifs
à assembler afin d'y coller les points de contrôle ou de reconnaissance. Mais il existe aussi une deuxième
raison à laquelle on ne pense pas forcément
: l'harmonisation des luminosités entre deux
photos. En effet, la réussite de l'assemblage se comptera notamment à la hauteur de sa discrétion donc, entre autre, à l'absence de "zones" entre deux photos consécutives sur l'assemblage final. Les causes peuvent être variées
puisque aux simples différences d'exposition
ou de balance des blancs peut s'ajouter le vignetage,
souvent présent même quand le diaphragme
est bien fermé. Et pour se faire, il lui faut au moins 20% de recouvrement. Aujourd'hui, j'aurai même tendance à préconiser 30 à 35%. Plus la zone de recouvrement
sera grande et plus le dégradé sera
discret.
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Quel objectif pour quel boîtier ? |
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Ce n'est pas encore une jungle mais incontestablement l'offre matérielle s'élargie. On peut choisir des objectifs de sa marque, des objectifs de marque tiers, des focales courtes, des fish-eyes, etc. Commençons par tableau récapitulatif du nombre de photos dont on a besoin pour une focale et un format de capteur donné.
Focale / Nombre de photos
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le D70 Nikon permet de prendre une sphère en seulement 8 photos.
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Focale
/ Nombre de photos
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APS-C |
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FE = Fish-eye |
Plein format
/ circulaire |
Nb.
photos |
Plein format
/ circulaire |
Nb.
photos |
Plein format
/ circulaire |
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FE 4,5 mm Sigma |
- |
- |
non / oui |
3 |
- |
- |
FE 8 mm Sigma |
oui / oui |
3 |
- |
- |
- |
- |
FE 10 mm Sigma |
non / oui |
3 |
oui / non |
8 |
- |
- |
FE 15 mm Sigma |
oui / non |
8 |
oui / - |
18 |
- |
- |
FE 8 mm Olympus |
- |
- |
- |
- |
oui / non |
8 |
FE 10,5 mm Nikkor |
non / oui |
3 |
oui / non |
8 |
- |
- |
FE 16 mm Nikkor |
oui / non |
8 |
- |
- |
- |
- |
FE 15 mm Canon |
oui / non |
8 |
- |
- |
- |
- |
Grand-angles fixes |
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14 mm Nikkor |
oui / non |
18 |
oui / non |
26 |
- |
- |
14 mm Canon |
oui / non |
18 |
oui / non |
26 |
- |
- |
Grand-angles zoom |
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10-20 mm Sigma |
- |
- |
oui / non |
18 |
- |
- |
10-22mm Canon |
- |
- |
oui / non |
18 |
- |
- |
7-14 mm Olympus |
- |
- |
- |
- |
oui / non |
18 |
11-17 mm Tamron |
- |
- |
oui / non |
18 |
- |
- |
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En
photographie panoramique par assemblage, il est deux réglages de l'objectif qui sont très importants. Le premier concerne la mise au point et le second - qui a une grosse influence sur le premier - la profondeur de champ, comme nous le verrons ci-dessous.
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et abaque de profondeur de champ.
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Choix
de la mise au point
Mais revenons à la mise au point. Si on a appris que la focale pouvait être modifiée sur un zoom, et bien il faut également faire très attention à la mise au point en photographie panoramique par assemblage. En effet, même si c'est presque imperceptible à l'oeil, il y a bien une très légère variation de focale quand on la modifie. Cette variation n'est que de quelques pixels or c'est fondamental dans ce cas présent. Le logiciel d'assemblage ne retrouve plus au même endroit les mêmes détails appartenant à deux photos consécutives et il ne peut donc les coller ensemble. Un peu comme une distorsion en moustache.
Donc une fois que l'on a réalisé la mise au point, il n'est plus pensable de vouloir en changer dans le cas où vous souhaiteriez un assemblage de haute définition.

Choix de la profondeur de
champ
Comme toutes
les images devront être prises avec la même
mise au point ( voir ci-dessus), il ne sera pas possible de faire varier la profondeur de champ sur une même photo. Pour
choisir sa zone de netteté on aura donc recours
à la profondeur de champ des objectifs et parfois
à l'Hyperfocale si l'on souhaite beaucoup de profondeur de champ.
Il n'est pas rare de fermer son diaphragme au delà
de f 8.0 en photographie panoramique pour cette raison. Évidemment, on peut souhaiter un projet tout autre mais il faudra toujours avoir à l'esprit que la distance de mise au point ne pourra être qu'une et unique sur l'ensemble de la visite virtuelle. Quoique vous choisissiez, il est difficile de ne pas avoir beaucoup de profondeur de champ avec des focales très courtes..
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Mise
à niveau de la rotule |
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Comme on l'a vu sur la page consacrée au matériel photo et aux accessoires utiles, si on a la chance d'avoir un trépied Gitzo LVL, une colonne centrale 555B ou 556B Manfrotto ou encore la platine de mise à niveau Réf. 338 de Manfrotto, la mise à niveau de la rotule sera extrêmement rapide et simple.
Dans les autres cas, cela sera juste plus long et... parfois.. plus énervant !
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Fixation
de l'appareil photo à la pupille d'entrée |
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Pour
réaliser un assemblage parfait à tous
les coups, il est vivement conseillé de placer
son appareil photo au point de rotation idéal
en tenant compte de la focale utilisée (et, je
le rappelle, de ne pas changer la mise au point pendant
la série). Il est courant de parler de point
nodal pour le nommer mais il s'avère que
ce n'est pas exact. Le terme exact est la pupille
d'entrée. Si vraiment on ne peut pas et que
l'on veut tout de même réaliser un panorama,
comme je l'explique en bas de la page sur la pupille
d'entrée, il faut tourner autour de l'appareil
et non l'inverse en faisant en sorte que l'appareil
tourne autour du même point par rapport au sol. 
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