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Par visite virtuelle * |
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LA RÉALISATION DE VISITES VIRTUELLES VII / X : LES RETOUCHES PHOTOS ...
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Certaines
retouches photos ou corrections doivent être opérées avant l'assemblage des photographies quand l'on cherche
la plus haute qualité finale... et le moins d'ennuis possible ! En effet, certains défauts qui peuvent apparaître sur l'image finale sont pratiquement impossible à corriger en post-traitement. C'est notamment
le cas des distorsions optiques que nous verrons dans
la page suivante qui leur sera entièrement consacrée.
C'est également le cas du vignetage comme vous le verrez ci-dessous. Mais, pour gagner un peu de temps, il sera préférable
de faire les autres - Niveaux etc. - sur la photographie
assemblée.
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Les
niveaux & le vignetage |
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La
luminosité
Parce
qu'elles ont toutes été prises en
mode manuel, les photos peuvent avoir été
toutes ET globalement sous ou surexposées. Soit on les retouchera
toutes en les éclaircissant/assombrissant
dès ce stade, soit on le fera sur l'image
finale et donc sur une seule image.
Plusieurs éléments de réponse
sont à considérer :
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Les photos ont été
prises en 16 bits (TIFF ou Raw) et le logiciel d'assemblage
le gère; les corrections de luminosité
doivent se faire de préférence sur
l'image finale assemblée. (Attention, l'assemblage
est plus long et l'image finale deux fois plus lourde !)
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Les photos
ont été prises en 16 bits (TIFF ou
Raw) mais le logiciel d'assemblage ne les gère
pas; Les corrections principales -rattrapages important
de luminosité - se feront de préférence
sur les fichiers 16 bits et l'assemblage à
partir d'images converties en 8 bits donc toujours plus délicates à retoucher.
-
Les photos ont été
prises en 8 bits et là, quelque soit le logiciel
d'assemblage, on fera les corrections sur l'image
finale assemblée.
Il est très intéressant de noter que de travailler en RAW est décisif ici car les corrections peuvent non seulement se faire dans de bonnes conditions puisque sur une image brute, (le plus souvent en 12 bits mais progressivement en 14 bits également et plus rarement en 16 bits, l'idéal !), et qu'il est possible d'appliquer le même réglage à toute une série de photo très facilement dans un logiciel de dématricage.
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Le
vignetage
Parce
qu'il est très visible en numérique - peut-être même plus qu'en argentique - et parce que les logiciels d'assemblage , quel qu'il soit, ont du mal à le gérer, il faut faire très attention à bien corriger le vignetage des photos avant l'assemblage. En effet, une image panoramique dont les images sources possèdent du vignetage se repère tout de suite aux zones plus sombres verticales qui marquent la zone de jonction entre deux photos consécutives comme on peut le voir sur les images ci-dessous. Donc quelque soit le logiciel de retouche que vous utilisiez, il est presque impératif d'enlever le vignetage AVANT l'assemblage.
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Voilà typiquement un cas doublement difficile à assembler : peu de détails communs car j'ai voulu mettre en valeur le ciel crépusculaire au dessus du Puy-de-Dôme et risque de zones marquées dans le ciel.
L'assemblage du haut est réalisé en ayant pris soin de corriger le vignetage AVANT l'assemblage. En bas, le vignetage n'a pas été corrigé.
Assemblage réalisé avec Autopano Pro.
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Un
des gros avantages des APN est leur réglage
de la balance des couleurs dès la prise de
vue. Cela fonctionne vraiment très bien. Mais
comme pour la luminosité, des corrections peuvent
être nécessaires chez soi, devant l'écran
d'ordinateur. Là encore, on aura intérêt
à les faire sur une image en 16 bits et, mieux
encore, si l'on veut travailler avec ceintures et
bretelles comme dit mon ami Maxime Champion (!),
travailler en Raw. Les possibilités de corrections sont alors infinies et non destructrices mais surtout il est, comme pour les corrections de luminosité, très facile d'appliquer le même réglage à toute la série d'images dans Camera Raw ou n'importe quel autre logiciel de dématricage.
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Taille de l'image
Une
seule chose semble vraiment importante : toutes les
images doivent avoir la même taille en pixel sinon
le logiciel d'assemblage n'en voudra pas (avec une fois
encore une exception notable : Autopano pro).
Une fois que l'on a décidé quelle taille
aura notre visite virtuelle, il faudra les redéfinir en taille.
Dans Photoshop cela s'effectue par le menu IMAGE
/ TAILLE DE L'IMAGE. Dans la fenêtre qui s'ouvre,
on définit la résolution ( 72 dpi pour
le web, autour de 254 dpi pour l'impression selon ses
propres essais et préférences ), on coche
GARDER LES PROPORTIONS et INTERPOLATION BICUBIQUE ou BILINAIRE et
on définit la taille de l'image en pixels.
Le logiciel travaille pour nous ensuite. Plus les images
seront légères et plus le logiciel d'assemblage
travaillera vite. Il n'est donc peut-être pas
besoin de lui donner des images pleine résolution
si c'est pour réaliser une petite visite virtuelle de 480 × 320 pixels. Il ne faut pas oublier que l'on va
assembler plusieurs images et que le poids final, assemblé,
peut être très lourd et dépasser
les 100 Mo. Si vous avez un ordinateur puissant, franchement on s'en moque !
Le
format des images
J'attire
votre attention sur le format des images car si tous les
logiciels d'assemblage acceptent les images au format
JPG, il n'en est pas de même du format TIFF, 8
ou 16 bits, et encore moins du format RAW - le format
propriétaire -. Il faudra en effet peut-être
convertir les images avant de les assembler. Dans certains
cas, si l'on veut travailler sur des images non compressées,
il faudra les enregistrer en format BMP car certains
logiciels n'acceptent même pas le format TIFF. Avec Autopano Pro qui va me servir d'exemple car c'est un fabuleux logiciel d'assemblage et pour des visites virtuelles je ne m'embête pas et lui livre des photos haute définition en Jpeg.

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L'outil
tampon / correcteur |
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Les
poussières
Qui
dit tampon dit poussières mais là, les
appareils numériques compacts à objectif
non interchangeable ou encore les Olympus E1,330 ou 500 et leur système antipoussière,
manifestement très efficace, ont un énorme
avantage : aucune poussière ! En dehors d'Olympus, commence à arriver des systèmes antipoussières sur les Canon et autres Nikon mais peut-être pas avec la même efficacité.
Les
objets gênants
Et
bien sûr, on peut se servir de ces outils pour
enlever certains détails gênants et là,
cela sera une affaire personnelle. Pour ma part, quand
un paysage me touche, c'est qu'il n'y a pas ou très
peu de détails qui me fâchent. Les retouches
de cet ordre sont donc finalement très peu nombreuses. En 360° × 180° c'est toutefois plus délicat !
Les
halos du soleil
L'effet
de flare - halos du soleil ou de toute source lumineuse
très intense - diminue fortement le contraste
des photos et bien sûr est fort disgracieux. Comme
il est montré à la page 156-159 du livre
de Gérard Perron " La photographie interactive
" - voir bibliographie ici -, ceux-ci sont souvent très ennuyeux à
éliminer car ils sont très nombreux et
sur des surfaces importantes. Même si le nouvel
outil tampon de Photoshop ( J - Correcteur ) est parfois
impressionnant d'efficacité, il n'est pas certain,
sans y passer des heures, que l'on arrivera à
les enlever proprement. Et bien, l'astuce donnée
consiste à cacher le soleil avec sa main ou mieux
un petit cache noir ( Comme en labo photo pour réaliser
un maquillage ) que l'on gommera avec l'outil tampon
plus facilement. En effet, ce cache se trouvera dans
une zone du ciel qui est largement surexposée
donc sans gradient de luminosité. Il sera ainsi
très facile d'éliminer ce cache par retouches
successives. La deuxième méthode citée
dans le livre consiste à prendre deux images,
une sans cache et une avec et d'assembler les deux ensemble
dans un logiciel de retouche d'image en veillant à
ne coller que les parties hautes ensemble.
Enfin,
certaines retouches pourront encore être faites
sur l'image finale assemblée. Il n'est donc pas
obligatoire de refaire chaque photo à ce stade
là.
Note
Après
avoir réalisé de nombreux tests
avec toutes sortes d'objectifs de qualités
et de marques différentes, il apparaît
clairement que tous ne sont pas égaux
devant le flare. Ainsi, au-delà du nombre
de pixels, de la qualité intrinsèque
des optiques, en photographie panoramique, la
protection contre ce défaut est un atout
majeur et les constructeurs en ont pris conscience
et y sont maintenant vigilant.
Les optiques pour les Olympus E 1, E 3 et 330 ou 500 sont manifestement
très bien corrigées contre ce
défaut, de même que le 10,5 mm Nikkor...
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Pendant la prise de vue, nous avons photographié le nadir par deux fois. Il faut maintenant coller ces deux photos afin d'en enlever le trépied. Pour se faire, il faut procéder par étapes mais quand la matière première est bonne, ce n'est finalement pas très compliqué. Voici les deux photos :
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Photo 1 |
Photo 2 |
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Ouvrir les deux photos dans Photoshop ou autre.
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Sélectionner et copier la photo où l'on voit vers le nadir sans trépied - photo 2 -.
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Coller cette photo sur la première; celle que l'on a prise sans toucher au trépied - photo 1 -.
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Diminuer l'opacité du son calque de la photo 2 à 50% de manière à voir la photo 1 à travers;
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Sélectionner la photo 2. Appliquez lui une transformation (Ctrl + T)
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En vous repérant par exemple sur l'escalier, faites tourner la photo 2 au dessus de la photo 1 pour les faire pratiquement se correspondre en vous concentrant uniquement sur la partie centrale de la photo; c'est uniquement cette partie qui nous intéresse. Le reste ne concorde jamais tout à fait car on a tout de même un peu bougé le trépied pour prendre la deuxième et les capteurs numériques ne sont jamais parfaitement centrés.
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Ensuite faites la bouger avec les flèches de déplacement en zoomant sur le centre de la photo afin d'obtenir un collage parfait ou presque.
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Quand c'est OK, validez en cliquant sur Entrée.
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Il faut maintenant peindre le masque de fusion de la photo 2 avec du noir après avoir remis l'opacité de son calque sur 100%.
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Rapidement au début donc sur le pourtour de la photo puis avec un outil pinceau beaucoup plus petit ensuite, enlever progressivement la trace des deux trépieds. Avec deux photos, il est possible ne n'avoir que très peu de restes ineffaçables avec cette méthode. Comme il en reste très peu, cela partira avec l'outil Tampon ou Correcteur.
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Utilisez l'outil Tampon pour enlever les toutes petites traces de trépied restantes.
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Aplatir l'image et l'enregistrer dans le dossier Autopano Pro préparé à cet égard.

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La gestion
des couleurs ne peut se résumer en quelques
lignes mais je souhaite tout de même préciser
quelques notions ici.
L'affichage correct des couleurs de votre visite virtuelle dépend directement
d'une gestion des couleurs maîtrisée. Or, sur Internet, le seul profil icc qui convient est le classique sRGB. Même si maintenant certains logiciels d'assemblage savent gérer les profils icc, ce dont on se moque un peu puisque quoi qu'il arrive, il suffit de d'attribuer le bon profil quand on ouvre la photo dans Photoshop, il n'y a donc pas beaucoup d'intérêt à travailler en Adobe 98 ou autre espace de travail assez grand. Si ce n'est peut-être si vous envisagez, à partir du fichier haute définition d'en faire également un tirage grand format. Là, une bonne gestion de la couleur reprend tout son sens. Donc si vos images ont été enregistrées
en sRGB- avec ou sans profil ICC incorporé
- elles s'afficheront correctement. Si vos images sont
enregistrées en Adobe 1998 - espace plus
grand que sRGB -, elles paraîtront ternes
et délavées quand vous les ouvrirez dans
le logiciel d'assemblage. Cela n'a aucune incidence
sur la qualité intrinsèque de vos photos
mais uniquement sur leur affichage. Quand le logiciel
enregistrera la photo panoramique, pas plus qu'il ne
gère les couleur à l'ouverture il ne les
gérera à l'enregistrement. Donc quand
vous ouvrirez cette image dans Photoshop correctement
paramétré, par exemple, vous n'aurez plus
qu'à lui signaler qu'il doit ouvrir l'image avec
le bon profil colorimétrique en lui attribuant
à nouveau car malheureusement non seulement les
logiciels d'assemblage ne savent pas livre un profil
icc mais en plus ils le suppriment ! 
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Bibliographie
- Eyrolles à publié le N° 17 des Cahiers
du Designer intitulé : " ".

C'est
un recueil de huit assemblages réalisés
par huit photographes spécialisés
qui décrivent leur méthode. Dans
mon montage, je décris par exemple comment
corriger une différence importante de
contraste sur une zone en prenant deux photographies
différentes et en les collant ensemble
avant d'incorporer cette nouvelle image dans
ma série panoramique.
- Ainsi
que toute la littérature Internet du
site très complet de Georges
Lagarde - Incontournable car en français.
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