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Paramétrer
Photoshop
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Pour aller plus loin ... |
Gérer les couleurs avec Photoshop
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Pages suivantes...
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Dans
la première partie de ce tutorial Photoshop j'ai voulu d'abord montrer les différents menus
et fenêtres qu'il met à la disposition
du photographe pour savoir où il en est dans
la gestion des couleurs de ses images.
Maintenant,
dans ce tutoriel consacré à la gestion des couleurs dans Photoshop, il est temps d'étudier les
différentes règles de gestion de la couleur : dans
la dernière partie de cette page, je voudrais
expliquer comment on peut gérer les couleurs
d'une photographie, de son espace d'origine à
son espace de destination en la dégradant le
moins possible au fur et à mesure de sa retouche
dans Photoshop.
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Gestion
des couleurs à l'ouverture
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Quand
on ouvre une nouvelle image dans Photoshop correctement
paramétré, il va lire le profil colorimétrique
- profil ICC - de celle-ci ou remarquer son absence pour
savoir comment il doit l'afficher (Photoshop voit bien
des valeurs RVB dans la photo mais tant que le profil
ICC n'a pas été attribué, il ne
sait pas par quelles couleurs LAB les afficher). Selon
ce qu'il détecte, Photoshop ouvre un menu
différent, menu qui paraît bien étrange
la première fois ( Mais qu'est-ce qu'il me demande
??? ). Trois cas de figures peuvent se présenter
:
-
Soit l'image ne
possède pas de profil ICC. Il ne sait donc
pas d'où vient l'image donc ne sait pas comment
l'afficher correctement.
-
Soit elle en possède
un, mais différent de l'espace de travail.
-
Soit enfin l'image
possède le même profil incorporé
que l'espace de travail auquel cas elle s'affiche
directement, sans passer par un menu. Il n'y a donc
rien à ajouter !
Absence
de profil ICC - tag # -
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La
fenêtre qui s'affiche est alors celle-ci :
- 1
- "Ne pas modifier"
: ce menu est très
intéressant et instructif si je ne sais pas du
tout d'où provient mon image. Le logiciel n'a en
effet aucun repère pour l'afficher correctement.
Photoshop " voit " bien des valeurs
dans la palette info (valeurs RVB), donc va les
afficher selon son espace de travail mais cela correspond
t-il aux couleurs qu'a voulu le photographe ? Car il ne
sait pas exactement à quoi elles correspondent
par rapport aux couleurs L*a*b*. Dans l'espace de travail, les valeurs RVB lues correspondent à des couleurs LAB mais pas forcément les bonnes. Vous savez maintenant
qu'à un couple de valeurs RVB peut correspondre
plusieurs couleurs L*a*b* selon le périphérique
ou l'espace de travail. Il faudra donc lui indiquer le
bon profil grâce au menu Image/mode/attribuer
un profil ( jusqu'à Photoshop 7 ) et menu Édition / attribuer un profil ( à partir de Photoshop CS ). Certes on pourrait le faire tout de suite
avec la troisième case à cocher " Attribution
d'un profil " mais ici il n'y a pas de fenêtre
d'aperçu et on ne voit pas concrètement
ce que l'on fait or ici je ne sais pas d'où provient
l'image. Je préfère donc choisir la case "
ouvrir mon image et lui attribuer un profil " par le menu
Image/mode/attribuer un profil en voyant concrètement
ce qui se passe. Ce menu est donc très utile pour
attribuer un profil à une image dont on ne connaît
pas la provenance - Voir les
photos d'illustration ci-dessous -.
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Illustration
des différences d'affichage que l'on peut observer
simplement en changeant de profil à l'ouverture.
La photo ne contenait pas de profil et provenait d'un
appareil photo numérique. Photo enregistrée
en mode RAW 16 bits - format propriétaire - mais
traduites en valeurs RVB sRGB.
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A l'ouverture, j'ai choisi :
ne pas modifier. Les couleurs s'affichent
arbitrairement (selon l'espace de travail) et sont
ici très/trop saturées.
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A l'ouverture, j'ai choisi
:
attribuer un profil sRGB. C'est l'espace
de mon APN. Les couleurs s'affichent correctement,
sans saturation excessive.
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Il
fallait donc absolument lui attribuer le profil
sRGB ET la convertir en Adobe 98 ou Prophoto seulement
ensuite, si on souhaitait la travailler dans un grand
espace. Là, la perte de couleurs aurait été nulle,
car on convertit l'image dans un espace plus grand que
celui d'origine.
Il faut noter aussi que les données RVB de chaque
pixel n'ont pas changé avec l'attribution d'un
profil ou d'un autre. Seul l'affichage des couleurs ( les couleurs LAB ) change
selon le profil attribué. (Vous trouverez plus
d'explications sur ma page consacrée au profil ICC .)
Les valeurs RVB ne changent qu'au moment de la conversion.
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- 2
- "Attribuer un profil de travail RVB" cela
peut être une bonne solution car ce profil -
Adobe 1998 ou éventuellement Prophoto- a été choisi pour
être le plus grand espace de travail disponible
actuellement, en tout cas connu des non spécialistes.
Mais ce n'est pas parce que toutes les couleurs sont
visibles dans cet espace qu'elles vont pour autant
s'afficher correctement si ce n'est pas l'espace d'origine
des images. Ce n'est donc pas forcément très
prudent de cocher cette case SAUF si vous connaissez
l'espace d'origine de votre image, quand bien même
il n'a pas été enregistré dans
l'image - tagué - et que bien entendu c'est
un espace Adobe 1998. Je pense par exemple
à certains appareils photo numériques
qui peuvent enregistrer la photo en Adobe 1998
mais qui ne taguent pas les images quand on choisit
cet espace colorimétrique comme avec le Canon
50 D. Ce menu ne sera pas, à part dans
ce cas, tellement utilisé.
Remarque
Sur
les APN reflex, il est de plus en plus souvent
possible de choisir entre deux espaces colorimétriques
: sRGB ou Adobe 1998 lorsque l'on travaille
en Jpeg. Il existe un moyen très simple
de savoir lequel a été choisi
en regardant le nom du fichier. Quand la
photo a été prise en Adobe
1998, que le profil soit ou non tagué
à l'image, le nom du fichier commence
par un underscore ( _X12....jpg ).
|
- 3
- Attribution d'un profil / conversion dans l'espace
de travail : ce sera souvent le menu de prédilection.
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|
-
Soit vous savez
d'où vient l'image et il faut alors dérouler
le menu pour choisir le profil adéquat puis
convertir l'image dans l'espace de travail. - Cela
peut être le cas par exemple si votre fichier
vient de votre scanner fraîchement calibré
ou de votre APN*. Il suffit donc de choisir le profil
ICC qui convient. Admettons que votre image vienne
de votre scanner qui ne sait pas attribuer un profil
- ce qui n'est pas toujours un mal ! - Voir
la note ci-dessous -. Cependant vous
en avez créé un. Il suffit alors de
le choisir dans la liste et de convertir l'image taguée
dans l'espace de travail, le plus large disponible.
L'intérêt de la conversion dans
l'espace de travail est évoqué dans la note ci-dessous.
Autre exemple : admettons cette fois que votre image
provienne d'Internet. Elle a forcément été
enregistrée en sRGB mais pour des raisons
de poids de fichiers - bête noire sur la Web
! - n'est pas taguée avec ce profil ICC. Le profil
est donc manquant. Cela dit, elle a bien été
transformée - convertie - dans cet espace.
Ce n'est plus un original seulement tagué.
Vous pouvez sans aucun soucis choisir : attribuer
profil sRGB et convertir dans l'espace de travail ou laisser comme tel.
-
Soit vous ne
connaissez pas l'origine de l'image. Il est alors
préférable de choisir : " Ne
pas modifier " et attribuer le profil par
le menu : Image / Mode / Attribuer ou convertir
en profil jusqu'à Photoshop 7 et par le menu : Édition / attribuer un profil depuis Photoshop CS car on peut visualiser l'effet de l'attribution
du profil ICC sur l'image dans la fenêtre principale
si l'on coche la case "aperçu" comme
je l'ai déjà dit en - 1
-.
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Note
à propos de " Et convertir dans
l'espace de travail "
On
peut légitimement se demander pourquoi
convertir dans l'espace de travail - Adobe
1998 ou Prophoto - si le profil attribué est
sRGB et que l'on va, après traitement
de l'image l'enregistrer pour le Web, donc
en sRGB ! Il faudra la reconvertir
!!!
La réponse tient dans la difficulté
du travail à accomplir sur cette image.
S' il n'y a pas grand chose à faire
et que vous n'êtes pas trop tatillon,
laissez sRGB et travaillez l'image
comme cela sans cocher " Et convertir...
". Cela vous évitera d'avoir à
la reconvertir. Si l'image nécessite
de nombreux et lourds traitements, il est
préférable de les faire dans
un environnement le plus large possible. Certes
au départ l'image possède beaucoup
moins de nuances que l'espace de travail ne
permet d'en afficher - une image sRGB
convertie en Adobe 1998 est affichée
de manière strictement identique -
mais lors des traitement rien ne vous dit
que les nouvelles couleurs à afficher
n'auraient pas été hors
espace sRGB. Seul un espace plus grand
aurait permis d'afficher le résultat
du traitement.
Ainsi, le travail sera plus subtil si vous
travaillez l'image - au départ sRGB
- dans l'espace de travail - Adobe 1998
-. Il faudra penser à convertir l'image
en sRGB à la fin du traitement
avant de l'enregistrer pour le Web. Il en
est de même pour l'impression d'une
image.
Conclusion,
quelle que soit votre image, si vous voulez
la travailler subtilement, convertissez dans
l'espace de travail après avoir attribué
le profil ICC propre à l'appareil d'origine.
Si vous voulez gagner du temps en sRGB,
décochez.
(
Lire également la note suivante
: "
Différence
entre " tagué" et "
incorporé " ).
|

Présence
de profils ICC
Différent
de l'espace de travail tag
* / identique
aucun tag
-
Si
une photo que l'on veut ouvrir dans Photoshop
possède un profil ICC mais différent
de l'espace de travail, voici la fenêtre qui
s'affiche alors :
|
Profil incorporé
mais non concordance.
|
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-
1
- Préférer
le profil incorporé
: dans
cet exemple, le profil incorporé
est sRGB. J'ai pris cet exemple
car c'est pratiquement le seul cas où
il peut être intéressant
de la cocher. Si vous souhaitez travailler
une image que vous allez ensuite enregistrer
pour le Web, imprimez sur une imprimante
dont vous savez que c'est le profil
par défaut, cochez cette case.
En effet, l'espace de travail du Web
est ce fameux profil sRGB, plus
petit dénominateur commun dans
le monde. Autant laisser ce profil sans
le convertir dans l'espace de travail
- ici Don RGB - puisqu'il faudrait
le reconvertir ensuite lors de l'enregistrement.
A moins que l'image nécessite
de lourds traitements et auquel cas
il faudra préférer un
espace de travail où il y a de
la place !
En règle général,
quand une image possède un profil
incorporé, il faut le lui laisser
car cela permet d'afficher les couleurs
correctement mais sauf dans le cas évoqué
ci-dessus, il est préférable
de cocher le menu 2.
Attention
: cette règle n'est donc valable
que dans des cas particuliers. Si vous
souhaitez la travailler pour l'imprimer
sur votre imprimante dont vous avez
le profil, autre que sRGB, pour
en faire votre original traité
ou encore que vous aimez le travail
bien fait, vous devez choisir la case
- 2
- pour convertir l'image dans l'espace
de travail. Même si l'image ne
gagne pas de couleur à l'affichage
- aspect absolument identique à
l'ouverture dans Photoshop -,
la souplesse de travail sera beaucoup
plus grande et les nuances plus subtiles.
Ce qui ne se voit pas à l'affichage
peut être perceptible sur un tirage.
-
2
- Convertir
les couleurs du document selon l'espace
de travail
: cela
peut être une bonne solution si
vous avez choisi Adobe 1998 -
le plus grand espace de travail disponible
actuellement par défaut dans
Photoshop. Votre image possède
donc le profil ICC propre à son
appareil de provenance - afin d'afficher
des couleurs correctes, presque "idéales"
- et va être convertie dans cet
espace de travail pour être travaillée
dans un environnement connu et surtout
plus large que celui d'origine. Je répète
que l'espace de travail, si l'on a choisi
Adobe 1998, est plus large que
bien des profils ICC d'appareils de
reproduction des couleurs. Adobe
1998 a justement été
calculé pour englober tous les
profils d'appareils (même si aujourd'hui
ce n'est plus tout à fait vrai).
Celui de votre appareil photo est peut-être
plus large que sRGB mais moins
que Adobe 1998. L'original subit
donc une transformation. Après
application d'un profil ICC propre à
un appareil donné pour un affichage
correct des couleurs, l'image subit
une conversion - une transformation
- vers un espace de travail donné
et si possible plus large pour que la
transformation soit non destructrice.
Les données RVB de l'image changent
mais l'affichage reste identique ou
au moins très très proche.
-
3 - Supprimer
le profil incorporé : cela
sert surtout si vous voulez connaître
tout le potentiel couleur d'une image.
Pour lui attribuer un autre profil,
il suffira de passer par le menu : "
Menu image / Mode / Attribuer un
profil " jusqu'à Photoshop 7 ou par le menu : " Édition / attribuer un profil " depuis Photoshop CS. Essayez pour voir
!
Différence
entre attribuer
et convertir
Voir
la note sur la page Attribuer
un profil ou convertir en
profil.
L'objectif
d'un photographe est de ne
pas faire perdre d'infos à
ses images lors de leur traitement
dans Photoshop. Aujourd'hui,
le meilleur moyen est de travailler
les images dans un espace
assez grand comme : Adobe
1998 ou Prophoto comme dans Lightroom. Mais qu'en sera-t-il
demain ? Si je crée
un espace colorimétrique
encore plus grand et que mon
image contient certaines couleurs
qui ne peuvent être
affichées actuellement
dans l'espace Adobe 1998,
images provenant de mon appareil
photo numérique professionnel
par exemple. Si j'attribue
aujourd'hui un profil à
cette image, je le colle "
sur " l'image, c'est-à-dire
sur l'original, comme un Post-it
que va lire l'outil de conversion
ou d'affichage. Si je convertis
mon image, je transforme l'image
avec CE profil. Les valeurs
XYZ de mon image d'origine
sont définitivement
changées si je n'ai
pas pris soin de faire une
copie de mon original. Bien
sûr que je pourrais
attribuer ou reconvertir dans
autre profil MAIS les valeurs
originales de mes couleurs
sont définitivement
transformées. Or comme
la conversion est intéressante
quand on change d'espace pour
aller vers un espace plus
petit, de nombreuses nuances
sont perdues même si
l'image semble avoir conservé
son potentiel. Pour s'en convaincre,
il n'y a qu'à la rouvrir
sans attribuer de profil et
on aura la sensation qu'elle
est toujours identique à
l'original. Mais non !
Je
préfère donc
coller/taguer un profil plutôt
que l'incorporer, c'est-à-dire que je préfère
attribuer un profil plutôt
que convertir une image avec
un profil, sauf pour Internet.
Mais avant cela je fais une
sauvegarde de mon fichier
original !
Dans
tous les cas je conserve une
copie de sauvegarde du fichier
original, même sans
profil intégré.
Ce fichier n'aura subi aucune
conversion ! En travaillant en format RAW, la question ne se pose plus.
|
Remarques
importantes à propos
du sRGB
De
nombreux logiciels de retouche
d'image ne gèrent
pas ou très mal les
couleurs. Ils travaillent
donc en sRGB. Comme
c'est le plus petit dénominateur
commun dans le monde de
l'image, nombreux sont ceux
qui préfèrent
configurer Photoshop
avec cet espace couleurs. En effet,
c'est comme cela que leurs
images s'affichent correctement
par défaut - puisque,
je le répète,
tous les appareils photo
numériques de moyen
ou bas de gamme, travaillent
avec cet espace colorimétrique.
Si Photoshop
est configuré avec
cet espace par défaut,
les images s'afficheront
toutes à l'ouverture
sans menu puisque les deux
espaces sont identiques
!
De
plus, le nouvel explorateur
introduit depuis la version
7 de Photoshop
- Bridge - possède le même
espace colorimétrique
que l'espace de travail.
Si vous travaillez dans
un espace de travail sRGB
vos images s'afficheront
normalement dans l'explorateur.
Mais si vous travaillez
en Adobe 1998 vos
images s'afficheront parfois
avec beaucoup plus d'éclat
et de saturation. Comme
si vous supprimiez le profil
ICC de chaque image. C'est
surprenant quand on n'est
pas habitué parce
que l'on vient tout juste
de calibrer son moniteur
! On a l'impression que
l'écran est encore
mal calibré car bien
trop saturé, mais
c'est normal. Ce qui compte
c'est que tout redevienne
normal à l'affichage
dans la fenêtre principale
de Photoshop si l'on
choisit bien le bon profil
!
Dernière
chose concernant les impressions
: c'est un peu pareil. Les
résultats par défaut
sur une chaîne graphique
non calibrée MAIS
en sRGB sont souvent
tout à fait corrects.
Normal, c'est un standard
avec un petit espace colorimétrique mais contenant déjà suffisamment de couleurs pour un usage disons "courant". Chose curieuse,
les labos numériques
configurent souvent leurs
imprimantes avec ce profil
car la très grande
majorité des fichiers
qu'ils reçoivent
à imprimer sont des
fichiers sRGB. Maintenant
si vous arrivez avec votre
fichier Adobe 1998
vous allez être déçu
car votre tirage va être
tout pâle.
C'est le monde à
l'envers !!!
Mais
si vous travaillez uniquement
en Adobe 1998 ou en Prophoto et
que vous imprimez vous-même
ou sur une imprimante pro
avec ce même profil
par défaut vous aurez plus de chance de conserver
toutes les nuances de votre
fichier de départ.
Votre tirage sera encore
plus beau et subtil...
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Gestion
des couleurs pendant les retouches
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Mise en application
des deux précédents chapitres.
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Dans
les deux précédents paragraphes, on a vu
qu'il pouvait se présenter différents
cas de figures au photographe qui ouvre une nouvelle
image dans Photoshop. Quand l'image n'avait pas
de profil incorporé on a vu qu'il était
préférable d'attendre que l'image soit
ouverte donc visible à l'écran pour lui
attribuer un profil en voyant concrètement ce
qui se passe. Je vous conseillais donc de cocher : "
Ne pas attribuer de profil ". Voyons comment
attribuer un profil maintenant. Je ne reviens pas sur
la nécessité de coller/taguer un profil
à une image - voir
profils
ICC - !
Attribuer
un profil
Comme
on l'a vu tout en haut de cette page, dans le paragraphe
sur les menus et fenêtres
de Photoshop, il faut ouvrir le menu : image / Mode / attribuer un profil jusqu'à Photoshop 7 ou menu Édition / Attribuer un profil...
depuis Photoshop CS.
D'abord vérifier que la case "aperçu"
est bien cochée ! Ensuite cliquez dans la case
: " RVB de travail " ou " Profil " - en mettant le profil adéquat - et observez
l'image à l'écran en cochant / décochant
la case "aperçu". Quand cela vous convient
cliquez sur OK.
Par
ce menu, le profil va être tagué/collé
à l'image, comme un Post-It. L'original est conservé
mais un petit tag, un profil ICC ou un espace couleurs,
est collé dessus pour être lu par Photoshop,
par l'écran, ou autre. Il se peut donc fort bien
que l'image perde de sa saturation ou de son contraste,
cas typique d'une image taguée d'un profil dont
l'espace d'origine est plus grand que l'espace de destination.
Enfin,
si je reprends mon exemple de tout à l'heure
avec le scanner que j'ai calibré, c'est là
qu'il faudra attribuer ce profil - dont le nom doit
être explicite pour bien l'identifier ! -. Certes
les couleurs vont être modifiées mais justement
pour tenir compte des " erreurs " du scanner.
Là encore, l'original est conservé et
l'image est seulement taguée avec le bon profil
puisque c'est celui créé spécialement
pour lui.

A l'ouverture, j'ai choisi :
ne pas modifier. Les couleurs s'affichent
arbitrairement (selon l'espace de travail) et
sont ici très désaturées.
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A l'ouverture, j'ai choisi
:
attribuer un profil : Imacon-67-HCT. C'est
le profil du scanner qui m'a permis de réaliser
ce scan. Les couleurs s'affichent correctement.
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Si vous souhaitez adopter
le profil de l'espace de travail tout en conservant
sa saturation et son contraste à l'image, il
faut aller dans le menu suivant : " Convertir
en profil... " pour cette fois transformer
physiquement l'image. Voyons cela...

Convertir
en profil
Ce
menu sera souvent utilisé pendant le traitement
des photos car c'est lui qui permet de traduire les
couleurs de mon image d'un espace vers un autre, donc
d'un appareil vers un autre en tenant compte de leurs
caractéristiques colorimétriques. Comme
je viens de le dire, il permet de conserver toute sa
saturation à une image qui contiendrait plus
de couleurs que ne peut en afficher l'espace de travail
ou un autre espace lors d'un changement de profil. Cela
peut arriver ! Même si Adobe 1998 est le
un très grand espace couleur, il est encore
loin de contenir toutes les couleurs du mode L*a*b* et il est même devenu trop petit comparé aux gamuts des imprimantes actuelles - fin 2009 - surtout sur des papiers photo brillants ou baryté.
Ce phénomène est surtout visible dans
les rouges et les bleus très saturés.
Pourtant, à l'écran, l'image semble aussi
saturée ! Son aspect semble inchangé.
Pour finir de se convaincre que l'on a bien transformé
l'image, il suffit de regarder les infos RVB de la palette
info de Photoshop. Placez le curseur de la souris
sur un rouge ou un bleu bien saturé d'une image
après l'avoir convertie dans un autre espace.
Admettons de Adobe 1998 vers sRGB. La
palette info indique des valeurs pour R,V et B. Faites
maintenant CTRL + Z sur votre clavier pour ne pas bouger
la souris et annuler la conversion : les valeurs RVB ont
changé ! A un couple de valeurs RVB différents
peut donc correspondre l'affichage d'une couleur pratiquement
identique.
Si vous souhaitez conserver l'original il faudra enregistrer
l'image à l'aide du menu : " Enregistrer
sous " ( CTRL + ALT + S ) en donnant un autre
nom à votre fichier ou en en faisant une copie
AVANT de convertir. Si vous cliquez sur "enregistrer"
( CTRL + S ), l'image est définitivement transformée
avec ce profil donc dans cet espace. Comme c'est définitif,
il faut faire attention de ne pas convertir l'image
avec un mauvais profil mais surtout avec un profil trop
étroit ou qui ne correspond pas à l'image.
( De toutes les façons on ne répétera
jamais assez qu'en informatique il faut sauvegarder
et en photographie surtout l'original ).
Note
On
ne sait pas de quoi demain sera fait en matière
d'espace de travail pour Photoshop.
Certes son plus grand espace - Adobe 1998
existe depuis... 1998 mais qui sait si demain
il ne sera pas remplacé par un espace
encore plus grand. Fin 2009 la tendance va de plus en plus vers le Prophoto, l'Adobe 1998 étant devenu trop petit pour les imprimantes récentes sur papier brillant.
Voilà
pourquoi il faut toujours conserver une sauvegarde
d'une image originale, taguée ou pas
mais surtout jamais convertie définitivement. En RAW, la question ne se pose pas.
|
Un
autre exemple de conversion : je viens de travailler
une image TIF à partir d'un fichier RAW de mon appareil photo numérique
mais comme le travail était délicat, j'ai
attribué le profil Prophoto à
celle-ci. Maintenant je veux la diffuser sur Internet
donc l'enregistrer pour le Web. Je rappelle que
l'espace de travail de la fenêtre " Enregistrer
pour le Web " est le sRGB. Si je ne
convertis pas avant mon image elle sera toute terne
comme le montrent les images ci-dessous. Les valeurs RVB de mon fichier Prophoto s'affiche en fait dans un espace sRGB, beaucoup plus petit donc très désaturé.
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Avant
enregistrement pour le Web - profil Prophoto - l'image est bien saturée.
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|
Après
enregistrement pour le Web sans conversion
en sRGB. L'image est très désaturée.
|
|
Je vais donc prendre le soin
de la convertir avant de l'enregistrer en sRGB afin que les pertes
ou légers changements de couleurs - car pertes il y aura - soient vraiment minimes. Les
différences sont alors à peine perceptibles
à l'écran - quoique sur un écran pouvant afficher l'espace couleurs Adobe 1998 - comme je l'ai montré
un peu plus haut. Elles seraient un peu plus importantes
s'il s'agissait d'imprimer.
Si vous regardez en bas à gauche de la fenêtre
de Photoshop, vous verrez que le profil est bien
changé et est bien sRGB. Vous pouvez enregistrer
votre image pour le Web sans problème maintenant.
Son aspect ne changera pas, quel que soit l'ordinateur
qui la visualisera.
Mais bien sûr, ce menu sert aussi à choisir
le moteur de conversion et le mode de conversion - les
règles - : perceptif, relatif, absolu ou saturation.
Comme j'ai essayé de le montrer à la page
précédente au paragraphe conversion / Mode relatif / Mode perceptif,
en photographie il faut il faut faire l'essai pour savoir lequel on va préférer. Je rappelle qu'il ne faut en préférer aucun par défaut.
|
|
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Pour
terminer cette série d'articles
sur Photoshop, j'ai choisi l'impression dans Photoshop.
C'est bien là le but ultime du
photographe. Grâce une fois encore
au calibrage de la chaîne graphique,
de bons profils ICC d'impression parfaitement adaptés
à son matériel et du bon
usage de ce logiciel, cela va être,
"presque" un jeu d'enfant.
Dans ce monde rien n'est parfait en
effet; Pas même l'impression dans
ces conditions pourtant favorables !

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Pour
aller plus loin...
Quelques livres...
Quelques
livres s'imposent, livres que vous trouverez
également dans sur ma page livres, liens, articles sur la gestion des couleurs.
|
" Gestion des couleurs pas à pas " - 
Jean Delmas - © novembre 2009 - 425 pages - Editions Eyrolles.
Le nouveau livre de Jean Delmas est une initiation à la gestion de la couleur. Il va à l'essentiel afin que d'aucun puisse calibrer son écran et bien se servir de la gestion des couleurs de son logiciel de retouche photo. A ce titre, cela remplit parfaitement sa fonction. Pour en savoir plus, il est bien entendu conseillé de livre le livre ci-dessous du même auteur.
|
|
"
La gestion des couleurs pour les photographes "
Jean Delmas - 2° édition © 2007 - 425 pages - Editions Eyrolles.
La nouvelle version double tout simplement le nombre de pages et est à ne
pas manquer également ! Peut-être plus pour en savoir plus mais particulièrement complet. Le fonctionnement de la gestion
des couleurs avec le pilote de scanner Vuescan est particulièrement
clair.
|
|
"
Gestion des couleurs "
Bruce Fraser, Chris Murphy - 510 pages -
Peachpit Press © 2003.
Par d'autres grands noms de la gestion des
couleurs mais outre-atlantique ! Il y a le double de pages,
donc c'est pour aller encore plus loin... Une vraie bible
de la gestion de la couleur particulièrement bien écrite
et pédagogique !
|
|
"
Calibrage facile pour les photographes "
Gérard Niémetzky - 124 pages
- ColorAcadémy © 2005.
Premier cahier pratique d'une série; c'est très
clair et accessible sans être simpliste. Très
bien car va à l'essentiel.
|
|
"
Gestion de la couleur - Calibrage et profils ICC "
Gérard Niemetzky
- 2° édition © 2004 - 194 pages - Eyrolles, Paris.
Devenu incontournable. Réécrit
en partie et surtout complété pour tenir compte
des évolutions matérielles récentes.
Ce livre très clair explique le pourquoi du comment
dans la gestion des couleurs.
J'ai assisté à un de ses stages et il ne fait
aucun doute que ce monsieur est capable de nous expliquer
et de nous montrer, vraiment, le fonctionnement d'un espace
de travail, l'intérêt de travailler avec des
profils ICC, de calibrer sa chaîne graphique, etc.
Vous trouverez un lien vers son site sur ma page lien ici ( Stages et programmes de la Color-Academy).
|
Quelques liens...
- Le site Colour Confidence est un site entièrement dédié au développement et à la vente de matériel de gestion des couleurs.
- X-Rite a racheté GretagMacbeth et vend aujourd'hui les produits Gretag. Les kits Monacosystems se trouveront plus que d'occasion. Dommage.
En vente
et en
démo sur le site La
gestion des couleurs.
- Datacolor - anciennement Colorvision - vend de nombreux kits de calibrage
d'écrans.
- Profil couleur présente de nombreux tutoriaux sur la gestion des couleurs où vous trouverez d'autres informations sur le calibrage des écrans.
- Digital
TargeT 003 de Christophe Métairie.
Cet ensemble de mire 285 patchs et de mire
blanche de référence permet
de créer un profil d'APN. En test très
prochainement.
- Chromoholics permet de télécharger librement
le logiciel de calibrage des APN à
partir de Caméra Raw de Photoshop.
Tout se passe automatiquement et le tutorial
est très explicite.
- Christophe
Métairie donne de nombreux conseils en gestion des couleurs.
- Vous pourrez
en savoir plus en lisant les pages Web d'Ivan
Lammerant sur la
couleur. Non seulement c'est très
intéressant mais en plus vous y trouverez
de très nombreux liens pour poursuivre
vos recherches.
- J'ai trouvé
sur Internet ce très intéressant
cours sur l'oeil présenté sous
la forme d'un fichier Pdf, très facile
à consulter : la perception des couleurs par l'oeil. Haiba Lekhal et Per Einar Ellesfen.
- Sur la lumière et l'oeil.
- Vous trouverez de nombreux tutoriaux Photoshop concernant l'impression et la gestion des couleurs sur le site Wisibility ainsi que sur le site Adobe ou encore de Volker Gilbert et Profil-couleur.com
Quelques revues à lire...
Le photographe magazine, Réponse-photo, Chasseurs d'Images, Le monde de la photo, Déclic-photo sont des revues à lire tous les mois car on y trouve régulièrement des articles consacrés aux tests d'écrans ou de matériel de calibrage.
A suivre...
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